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Fév

Tout savoir pour un coaching écologique

bandeau blog atelier des coachs jean marc farahmand

 

Tout savoir pour un coaching écologique *

 

Quels sont les points clés et étapes essentielles pour mener un accompagnement harmonieux et efficace ?

 

L’un des premiers rôles du coach est de se centrer sur la communication du client, d’écouter le discours verbal qui lui donne 5 à 9 % du sens de l’échange et, surtout, d’être attentif au discours non-verbal (gestes, attitudes, mimiques) et para-verbal (ton, souffle) qui lui donne les 95% restant nécessaires à la compréhension de l’information.

Il se doit aussi, pour une meilleure interprétation du message du client, d’écouter ses ressentis, d’entendre les non-dits, d’observer les projections transférentielles et de rester vigilant quant au processus parallèle et à ses propres projections.

Le décryptage des informations sera fait à l’aide de la reformulation de ce que dit le client. Cette méthode a la vertu de permettre au client de se dire, de s’exprimer et de s’entendre, mais aussi d’élaborer, de façon claire, une représentation de son objectif, de vérifier sa faisabilité et les possibilités de le réaliser ou pas.

Pour cela, le coach devra composer avec la carte du monde du client qui, si elle n’est pas le territoire, est et reste sa représentation du terrain et le fondement de sa créativité. L’adaptation du coach, à cette vision singulière du client, sera un impératif nécessaire, étant donné que c’est cette vision sera à la fois le moteur et le frein dans la relation et conditionnera la réussite ou l’échec de l’accompagnement.

Aider le client à traduire ses représentations (son intuition, ses sensations, ses connaissances, ses savoir-être et ses savoir-faire), sera le principal travail du coach. Le contrat d’accompagnement portera sur la mise en place d’outils qui l’aideront à clarifier son objectif, à mettre à jour ses besoins non satisfaits, à prendre conscience des apprentissages qui lui manquent, afin de concevoir des options et des hypothèses qui lui permettront d’atteindre son but, son objectif, tout en développant une stratégie pour y parvenir.

Trois dimensions seront à prendre en compte dans le travail de coaching. Le positionnement, qui sera adopté par chacune des parties en relation, les différences de modèles du monde (2) de chacun et les différences de maturités (affective, de pensée, de conscience) qui en coloreront l’échange et la relation.

Le positionnement qui pourra être associé ou dissocié, sympathique ou emphatique, dépendant, contre-dépendant, indépendant ou interdépendant, offrira au coach des informations importantes sur la dynamique de la relation et sur l’influence particulière et spécifique que le positionnement peut avoir dans la relation et l’échange.

 

Quand deux mondes se rencontrent ...

jean marc farahmand blog atelier des coachs bordeauxLe modèle du monde du coach et du client sera forcément différent. Ce qui sera important, c’est que le coach repère les singularités de son client dans l’échange et la relation. Qu’il évalue, en fonction du positionnement les diverses maturités du client, pour mettre en œuvre les moyens de l’accompagner de la meilleure façon possible. Il devra être attentif au type de changement demandé car, même voulu, le changement entraînera des conflits paradoxaux qui seront induits par les choix.

Le coach compétent aidera son client à sortir de ses conflits. Il l’aidera à élaborer le talent nécessaire à sa réussite. Il tiendra compte des résistances et du rythme du client d’une façon éthique et respectueuse. Il en fera autant avec la singularité de la personnalité du client. Il utilisera, s’il le peut, les portes de communication de son client, en les adaptant à l’accompagnement. Il respectera les étapes de progrès du client en fonction des maturités (3) (affective, pensée, conscience), en situation. Il lui offrira le moyen d’atteindre son but ou d’y renoncer, de façon écologique, le cas échéant.

Deux niveaux peuvent être coachés. Le premier concerne le savoir-faire, niveau qui nécessite l’acquisition de compétences et mise en œuvre d’apprentissages spécifiques. Le second qui concerne le savoir-être et qui oblige à un changement de vision, donc moins facile à coacher et qui demande de se donner plus de temps.

Il peut y avoir deux types de demandes pour du coaching. L’un sera voulu et demandé par le coaché lui-même, l’autre le sera par un tiers (entreprise, institution, autre...) afin d’aider le coaché à s’adapter à une nouvelle situation, fonction ou compétence. Selon le type de demande, les dynamiques d’investissement du client et ses résistances à l’œuvre ne seront évidemment pas les mêmes, ce qui obligera le coach à en tenir compte tout au long de l’accompagnement.

Rappelons, pour terminer, que s’il y a autant de coachs que de clients et de types de coaching avec plus ou moins les mêmes présupposés, au final, c’est le client qui le choisira, sur des critères non pas d’outils ou de méthodologie, mais bien plus en fonction de son type de personnalité, ses compétences et sa spécificité relationnelle.

 

Si cet article vous intéresse vous pouvez compléter votre lecture en allant lire les compétences qui le favorise sur le lien suivant :

http://dynamique-evolutive-changement.com/2020/07/02/presupposes-pour-un-coaching-ecologique/

 

* Écologique = qui tient compte de l’homéostasie de la personne ou du système - 1- référence aux présupposés des positions de vie de l’analyse transactionnelle.
2- modèle du monde référence aux présupposés de la PNL. 3- maturités référence aux présupposés de la dynamique évolutive du changement.

 

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