18
Jan

Se faire accompagner : même pas mal !

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Se faire accompagner : même pas mal !

 

Il est devenu commun de consulter et en même temps une certaine gêne persiste quand on aborde le sujet. Cet article a pour but de démystifier les différents accompagnements qui se pratiquent et peut-être donner l’impulsion aux plus timides et hésitants d’entre nous de sauter le pas.

Aujourd'hui, on ne compte plus les différents types de thérapies qui existent. Brèves, analytiques, humanistes, collectives etc. Et nombreuses sont les personnes à souhaiter travailler sur elles-mêmes pour comprendre leurs émotions, lever leurs blocages ou encore dénouer les nœuds du passé. Nombreuses aussi sont les autres à les regarder avec incompréhension, moquerie ou envie. Comme s'il y avait deux façons de vivre, une en étant accompagnée et une autre pour les gens qui vont bien, qui n'ont pas besoin.

Comment en arrive-t-on à prendre la décision d'entamer un accompagnement ? Faut-il avoir un problème ? Et quel thérapeute pour quel problème ? Un psy, pourquoi pas mais lequel ? Un psychologue, un psychiatre, un psychothérapeute ? Et pourquoi pas un coach ? Face à cette multitude de pratiques, il est facile de se sentir perdu.

J’hésite entre le poison et le saut par la fenêtre, est-ce le moment de prendre rendez-vous ?

Revenons à la décision même de "consulter". On ne consulte pas parce qu’on a un problème ou que l’on est dérangé mais quand on en ressent le besoin, quand on se sent dans une impasse ou quand on fait face à une situation exceptionnelle. Se faire aider par un tiers professionnel, peu importe son métier, est un vrai plus. Le fait même qu'il ne fasse pas partie du cercle de connaissances, même éloignées, permet au thérapeute d'y voir clair et de ne pas avoir son jugement biaisé par une émotion ou une expérience commune. Cela lui permet également de pouvoir prendre du recul et d'accompagner la personne au mieux et sans parti pris. Avoir partagé une expérience, aussi courte soit-elle avec une personne, nous lie à elle et prive de la position de neutralité inhérente à tout accompagnement efficace. Quant’ à savoir si un problème, un souci, un tracas est assez grave pour nous conduire chez un thérapeute, aucune réponse n'existe. L'importance du sujet qui préoccupe est déterminé par nul autre que la personne elle-même. Il est donc impossible et surtout très inutile de faire une échelle de gravité de la douleur ou du traumatisme. L'impact que nous a fait ressentir une expérience ne dépend que de nous, de notre vécu. Cela signifie qu'il ne faut pas attendre d'être au bout du rouleau quand on souhaite consulter. Ressentir de la honte, de la gêne par rapport au regard de l'autre, la peur de s'exposer face à un inconnu est parfaitement légitime. C’est humain mais parvenir à dépasser ces freins permet d'avancer, de franchir le pas vers une vie nouvelle.

Vers qui se tourner, alors ?

Et concernant la question du choix du thérapeute, tout dépend de votre envie. Il faudra peut-être en rencontrer plusieurs avant de trouver la bonne personne pour vous accompagner. De même que pour la méthode ou la durée. Un coaching et une psychothérapie rogérienne par exemple n'ont que peu en commun mais sont tous deux de formidables accompagnements. Chaque thérapie permet d'avancer dans la vie, d'en apprendre plus sur soi-même, de panser des blessures parfois mais aucune ne peut vous être conseillée comme la meilleure. C'est à vous de faire des expériences, de rencontrer des thérapeutes. C'est la seule façon de parvenir à trouver votre bonne solution. Se faire conseiller peut-être une excellente chose, à condition que la décision finale émane de vous et de vous uniquement.

Être accompagné est la preuve d'une grande force et d'une vraie reconnaissance de ses besoins. Il est difficile de se livrer, de se mettre à nu devant un inconnu. Cela peut s'avérer compliqué à assumer, certaines personnes ne comprenant tout simplement pas ce besoin d’exploration intime. Ne leur jetez pas la pierre et ne vous lancez pas non plus dans des explications simplistes ou fondées uniquement sur votre expérience ou votre croyance. Chaque personne qui rejette l'idée de thérapie le fait pour ses raisons propres et suivant son histoire. De la même manière que l'on ne peut pas juger ou se moquer d'une personne qui entreprend un accompagnement, on ne peut critiquer la personne qui se permet de dénier le bien-fondé de ses critiques.

Chaque point de vue se vaut quand on touche à l’humain et c’est bien cela le plus dur à accepter. Persuadé de vouloir faire du bien aux autres, on tente de les convaincre de suivre notre chemin oubliant de leur demander leur avis. Une expérience ou une solution qui a fonctionné pour nous, n’aura pas forcément les mêmes conséquences pour un autre.

En résumé, se faire accompagner est une décision difficile qui a de réelles conséquences sur notre vie. Se faire conseiller peut être utile, rassurant mais en aucun cas un autre ne devrait prendre une décision qui vous appartient. Aller consulter un thérapeute, peu importe lequel, est un premier pas, vers une meilleure compréhension de soi-même, qui ne doit pas être fait à la légère. Si vous n’êtes pas prêt à vous investir et à vous confronter à vous-même, le travail thérapeutique ne fonctionnera pas. Et à vous qui ne comprenez pas ou qui ne voyez pas d’intérêt à se faire aider par un tiers, n’empêchez pas les autres d’entreprendre cette démarche parfois tellement salvatrice. Ne restez pas enfermés dans vos préjugés car « ce n’est pas le doute mais la certitude qui rend fou. » (Friedrich Nietzsche).

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